Open Letter to WIPO Director General Kamil Idris 01/10/2007 by Intellectual Property Watch 6 Comments Share this:Click to share on Twitter (Opens in new window)Click to share on LinkedIn (Opens in new window)Click to share on Facebook (Opens in new window)Click to email this to a friend (Opens in new window)Click to print (Opens in new window) The views expressed in this article are solely those of the authors and are not associated with Intellectual Property Watch. IP-Watch expressly disclaims and refuses any responsibility or liability for the content, style or form of any posts made to this forum, which remain solely the responsibility of their authors. English version here De Salvatore Di Palma, ex Directeur adjoint, OMPI 1er octobre 2007 Lettre ouverte au Directeur général Kamil Idris C’est avec un grand intérêt que j’ai pris connaissance du « Rapport de Revue Interne concernant l’OMPI » de Ernst & Young ainsi que du rapport du Corps commun d’inspection des Nations Unies du mois de février 2005. Ces deux rapports, à eux seuls, représentent un témoignage accablant de la faillite totale de votre activité à l’OMPI. Après une lecture très détaillée de ces deux rapports, il me vient tout naturellement la question suivante « Qu’avez vous fait de l’OMPI, Monsieur le Directeur général ? » M. Arpad Bogsh, votre illustre prédécesseur, entouré de valides et compétents collaborateurs (éminents juristes internationaux, administrateurs sérieux et personnel hautement qualifiés dans tous les secteurs de l’administration) avait réussi à transformer les anciens BIRPI en l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, qui par son sérieux, ses compétences et son efficacité, avait fait l’objet de nombreux éloges de la part du Corps commun d’inspection des Nations Unies et était devenu un exemple à suivre pour toutes les autres agences spécialisées du système des Nations Unies, y compris pour l’ONU. Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui! M. Arpad Bogsh, votre illustre prédécesseur, en faisant preuve d’une ingéniosité hors du commun, avait assemblé toutes ces qualités et au bout de 25 années d’efforts avait pu bâtir le bel ouvrage qui est nommé OMPI! Il est évident que pour construire un ouvrage de taille il faut un plan, de bons architectes, de bons administrateurs et des ouvriers spécialisés. Or, il est aussi évident que pour démolir n’importe quel ouvrage en peu de temps, il faut un bulldozer et quelques ouvriers non spécialisés! On dirait qu’il vous a manqué la clairvoyance de garantir à l’Organisation le personnel compétent dès lors que vous avez privilégié l’engagement de collaborateurs n’étant pas à la hauteur des tâches qui leur incombent. Depuis 1997, date de votre nomination au poste de Directeur général, l’OMPI, chargé d’administrer les divers traités internationaux relatifs à la Propriété intellectuelle, fait surtout parler d’elle pour les nombreux faits-divers. Voici quelques titres de journaux parus dans ces derniers temps: « La piscine du directeur payée en liquide, un intermédiaire inculpé pour avoir perçu un pot-de vin, 100 millions de francs gaspillés dans deux projets informatiques, l’OMPI accumule les casseroles! » Et j’en passe. Comme si tout cela ne suffisait pas, vous avez aussi changé votre date de naissance de presque 10 ans afin de briguer le mandat de Directeur général de l’OMPI. Un éditorialiste d’un grand hebdomadaire italien « L’Espresso » n’a pas hésité de vous comparer à une nonne du moyen-âge qui, pour entrer au couvent, (soit un but sensiblement différent du vôtre) avait, elle aussi, modifié sa date de naissance! En ce qui concerne votre activité depuis votre nomination en 1997, il suffit de lire le rapport du Corps commun d’inspection des Nations Unies du mois de février 2005 pour rester abasourdi! Je cite ledit rapport: « A l’heure actuelle, il n’existe aucune stratégie d’ensemble concernant les techniques de l’information ou les ressources humaines… Il y a des fonctions faisant double emploi dans les secteurs informatiques et administratifs… » Ou encore: « Pendant de nombreuses années, l’OMPI a joui d’une situation financière saine. Les ressources inutilisées accumulées dans les fonds de réserve ont atteint la somme de 353 millions de francs suisses en 1998 (date à laquelle vous avez repris en main l’administration de l’OMPI)… Les dernières estimations pour 2004-2005 font apparaître un déficit de 23 millions de francs suisses entre les dépenses et les recettes. » En outre les inspecteurs notent l’absence de stratégie globale concernant les ressources humaines. Les éléments suivants figurent parmi les sujets de préoccupation : – l’augmentation régulière de l’effectif (sans être nécessairement justifié par une augmentation de travail) – le nombre considérable d’agents temporaires et de consultants – (l’abus) de reclassement des postes – (l’abus) de recrutements directs – (l’abus) de promotions à titre personnel. Et pourtant, il y a des normes claires dans le Statut et Règlement du personnel qui fixent la procédure à suivre pour réaliser les points susmentionnés. A croire que vous – ainsi que vos proches collaborateurs de la Division de l’Administration du personnel – avez une connaissance pour le moins approximative dudit Statut et Règlement. Et cela ne pourrait être autrement, du fait que vous ayez mis à la tête de la Division de la gestion des ressources humaines (à deux reprises) des personnes qui n’ont qu’une connaissance approximative du Droit interne des Organisations Internationales ainsi que du Droit Administratif, en général. Depuis 1997 à 2002, le nombre de postes approuvés a augmenté de plus 50%. Les inspecteurs ont été informés que 202 des postes ont été reclassés au cours de l’exercice biennal 2002-2003 sans qu’ils aient été approuvés auparavant par les Etats membres, qui ont été simplement informés et mis devant le fait accompli! Les inspecteurs ajoutent que cette pratique institue des promotions détournées et que tous les reclassements doivent être effectués conformément aux procédures prévues dans le Statut et Règlement du personnel et selon les directives édictées par la Commission de la fonction publique internationale (CFPI). Afin de ne pas vous accabler davantage, je ne vous rappellerai pas les très nombreuses critiques contenues dans le récent rapport établi par Pricewaterhouse Coopers, qui ne font que confirmer celles contenues dans le rapport du Corps commun d’inspection des Nations Unies du mois de février 2005. Je ne sais pas s’il vous reste suffisamment de temps dans votre mandat pour rattraper le temps perdu, j’en doute… Néanmoins par respect pour vos prédécesseurs et pour tous les fonctionnaires qui ont donné le meilleur pour l’Organisation, parmi lesquels il se trouve qu’il y a également des fonctionnaires qui ont donné leur vie, je vous suggère humblement de donner le plutôt possible votre démission. Croyez-moi, pour cela au moins, on vous en sera reconnaissant! Salvatore DI PALMA Ex Directeur adjoint et Chef Section de l’Administration Département des enregistrements internationaux (à la retraite depuis septembre 2002) English version By Salvatore Di Palma, former Deputy Director at WIPO 1 October 2007 Open letter to the Director General Kamil Idriss With great interest I took notice of the “Report of Internal Review concerning WIPO” by Ernst& Young as well as the report of the Joint Inspection Unit of the United Nations System from February 2005. These two reports by themselves represent an overwhelming testimony of the complete failure of your activity at the WIPO. After studying these two reports in detail, the following question occurred to me quite naturally: “Into what have you turned the WIPO, Mister Director General?” Mr. Arpad Bogsh, your renowned predecessor, who was surrounded by capable and competent associates (eminent international lawyers, reliable administrators and highly qualified personnel in all sectors of the administration), has succeeded in transforming the former United International Bureaux for the Protection of Intellectual Property (BIRPI) into the WIPO. His earnestness, his competence and his efficiency has made him subject of numerous praises by the JIU and an example to be followed by the other specialized agencies of the U.N. system. Alas, nowadays, this is not the case anymore! Mr. Arpad Bogosh, your renowned predecessor, while showing ingenuity out of the common, used all of his skills, and after 25 years of efforts could build the fine opus called WIPO! It is evident that the construction of a significant opus necessitates a plan, good architects, good administrators and skilled workers. It is also evident that in order to demolish any work in little time, there merely have to be a bulldozer and some unskilled workers! One could say that you lacked the clairvoyance to ensure the Organization with competent personnel as you have preferred to hire associates which were not at level with the tasks assigned to them. Since 1997, date of your appointment for the post of the Director General, the WIPO – responsible for the administration of various international treaties related to Intellectual Property – has been mentioned in rather unsettling news items. Here are some of the recently published journal titles: “The swimming pool of the Director paid in cash, An intermediary accused of having received a bribe, 100 million Francs squandered for two information technology projects, The WIPO accumulates skeletons in the cupboard!” And I continue. As if all of this would not be sufficient, you have also changed your date of birth by nearly 10 years in order to receive the mandate of Director General at the WIPO. A columnist of the big weekly journal “L’Espresso” did not hesitate to compare you with a middle-aged nun who changes her date of birth in order to enter a convent (obviously pursuing goals different from yours). Concerning your activity since your appointment in 1997, it suffices to read the February 2005 report of the JIU to be dumbfounded! I cite the aforementioned report: “Up to this day, there is no strategy regarding information techniques or human resources… There are some posts which do double work in the information and administrative sectors…” “The Inspectors note the absence of a comprehensive human resources strategy and, while recognizing the specificities of WIPO and its various Treaties, are concerned with a number of long outstanding recruitment and promotion practices. Among the areas of concern are: the steady increase in staff, the significant number of short-term staff and consultants (and their longevity in many cases), and the practices of transferring staff with their posts, reclassifying posts, direct recruitment and personal promotions.” Or again: “For many years, WIPO enjoyed a healthy financial. Unused resources accumulated in the reserve reached a peak of 353 million Swiss francs in 1998 (the date when you took over the administration of the WIPO)… The latest 2004-2005 estimates project a gap between expenditure and income of 23 million Swiss francs.” Additionally, the Inspectors took note of the absence of a global human resource strategy. The following elements depict the subjects of preoccupation: – the increase of staff (without necessarily being justified by an increase in workload) – the considerable number of temporary agents and consultants – (the misuse of) redirection of posts – (the misuse of) direct recruitment – (the misuse of) personal promotions An yet, there are clear norms in the Personnel Statute and Rules, which lay down the procedures which need to be followed in order to reach the aforementioned points. You would think that you – as well as your close partners of the Personnel Administrative Division – would at least have a rough knowledge of the Statute and Rules. And this could not possibly be otherwise, since twice, you have chosen individuals as Head of the Human Resource Division who only have a vague idea about the internal administration of justice within international organizations and administrative law. From 1997 to 2002, the number of approved posts has risen by more than 50%. The Inspectors were informed that 202 of the posts had been regraded in the biennium 2002-2003 without being approved by the member states in advance. The states were simply informed and confronted with the already accomplished facts! The Inspectors add that this practice amounts to embezzled promotions and that all regrading has to be conducted in accordance with the procedures foreseen in the Personnel Statute and Rules as well as the directive enacted by the International Civil Service Commission (ICSC). With an eye to not overburden you even further, I will not remind you of the numerous criticisms contained in the recent report by Pricewaterhouse Coopers, which only confirms those included in the JIU report.( this report was released on June 30, 2007 and is posted to the frontpage of WIPO’s webside, www.wipo.int) I do not know if your remaining mandate will suffice to make up for the lost time, but I doubt it… In any case, out of respect for your predecessors and for all the functionaries who have done their best for the organization, amongst whom functionaries who have given their life, I humbly suggest to you to hand in your resignation as soon as possible. Believe me; at least for this people will be grateful to you! Salvatore DI PALMA Former Deputy Director and Head Administrative Section Department for International Registration (retired since September 2002) Share this:Click to share on Twitter (Opens in new window)Click to share on LinkedIn (Opens in new window)Click to share on Facebook (Opens in new window)Click to email this to a friend (Opens in new window)Click to print (Opens in new window) Related "Open Letter to WIPO Director General Kamil Idris" by Intellectual Property Watch is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International License.
William New says 02/10/2007 at 12:28 pm Please note: English version now available. -The editors. Reply
Bernard P. Grandjean says 02/10/2007 at 4:47 pm Chers Collègues de l’OMPI, Vétéran de la représentation du personnel et la défense de ses intérêts, je continue de suivre l’évolution de la situation dans les différentes organisations, particulièrement celles dans lesquelles je compte des amis. Je ne peux qu’être stupéfait et attristé devant l’attaque en règle à laquelle s’est livré un retraité, jouissant d’une pension confortable sécurisée par une Caisse commune en bonne santé, à l’encontre du Directeur général de l’OMPI. Je ne doute pas que la lettre ouverte reflète fidèlement les conclusions auxquelles sont parvenus un Corps commun d’inspection soudain paré de toutes les qualités et vertus, alors qu’il a toujours été vilipendé, ainsi que deux entreprises du secteur privé dont on ne sache pas qu’elles sont expertes dans le fonctionnement des organisations internationales. Il me semble toutefois que l’on a oublié de relever que l’une de ces dernières préconise une réduction du personnel de 200 personnes, 100 autres pouvant être rendues redondantes grâce à l’externalisation de certaines activités. Quels que soient les torts, avérés, de M. Idris et les reproches qu’on lui fait fort injustement (après tout, par exemple, ce sont les Etats membres qui ont défini les programmes et budget et décidé de dépenser les réserves), il me semble qu’un ancien fonctionnaire, de surcroît ancien représentant du personnel, devrait réfléchir aux conséquences d’une lettre ouverte vitriolique qui arrive dans le contexte d’une menace de dégraissage du… quart du personnel. Il va de soi que la prudence s’impose encore plus au personnel en place. Aussi sûr que 1300 moins 300 égale 1000 (en attendant la charrette suivante, nous avons connu ça ailleurs), couper la tête de Kamil Idris équivaut à lancer une campagne électorale dont émergera nécessairement un coupeur de têtes. A bon entendeur, salut. Bernard Grandjean OACI Président de la FICSA de 1999 à 2002 Reply
Bernard P. Grandjean says 02/10/2007 at 5:33 pm Dear Colleagues in WIPO, As a veteran of staff representation and an old time defender of its interests, I continue to monitor the situation in various UN agencies, in particular those where I have friends. I am simply flabbergasted and saddened by the systematic attack which a pensioner, benefitting of a confortable pension guaranteed by a healthy Joint Staff Pension Fund, has launched against the General Director of WIPO. No doubt this open letter closely reflects the findings of a Joint Inspection Unit all of a sudden adorned of all virtues and qualities, after having been vilified so many times, as well as those of two private firms which, to my knowledge, do not really have expertise in the funtioning of international organizations. It seems to me however that the fact that one of the latter advocates a reduction in force that will affect 200 staff members, another 100 becoming redundant thanks to outsourcing of specific activities, has been overlooked. Whatever Mr Idris’s faults (some of which are proven) and the very unjust cirticism against him ( after all, Member States are the ones, for example, who have established programmes, set the budget and decided to spend all reserves), it seems to me that an ex-staff member, and ex-staff representative on top of that, should weigh the consequences of a devastating open letter which comes at a time when authorities are contemplating a reduction in force that will affect….a quarter of all staff. Obviously, those still in service should all the more exercize caution. As surely as 1300 less 300 are 1000 ( and one can bet that there will be another cartload, as we have seen elsewhere), to behead Mr Kamil Idris will lead to an electoral campaign which will necessarily produce another head chopper. A word to the wise is enough. Bernard Grandjean Reply
brusa says 04/10/2007 at 10:56 pm Toute nouvelle retraitée, j’ai travaillé 20 ans a l’OMPI, donc plusieurs années sous la direction de Monsieur Arpad Bogsh. J’ai aussi oeuvré au sein du Conseil du Personnel. Ce qui me donne, je crois, une certaine connaissance (à mon humble niveau) du fonctionnement interne a l’OMPI. Pour cette raison je souscris pleinement à la lettre de Monsieur Di Palma. J’ai pu constater que l’OMPI et ceux qui y travaillent, autrefois respectés, sont maintenant en butte à la risée et la commisération de tous. Plutot lamentable (le mot est faible) pour qui a connu l’OMPI au temps de l’ancien DG Reply
Edward Girardet says 29/10/2007 at 4:00 pm It is essential that there be more open criticism within UN organizations, particularly regarding individuals who latantly and unabashedlky abuse or corrupt the system. Such practises only give a bad name to the UN, which has many concerned and highly capable individuals doing their work in the professional manner that the public expects. Individuals who abuse the system, of which the UN very sadly has more than its fair share, should be tossed out unceremoniously. It is not a matter of maintaining staff numbers for the sake of maintaining numbers, but rather to undertake the work that is needed and with people who are dedicated. I am sure that the UN – and WIPO – could lose more than several hundred without making any difference except to improve it. If any of you have relevant and reliable information regarding management abuses in your organization, please send the details to myself or other editors at: editors@essentialgeneva.com We will be glad to publish them in the public interest. Edward Girardet, editor and journalist, France Reply