Intellectual Property Watch
10 March 2010
Regards de deux cinéastes africains sur la créativité et le droit d’auteur
By Cheikh Kane for Intellectual Property Watch @ 3:42 pmSous l’égide de la Fédération Internationale des Associations de Producteurs de Films (FIAPF), deux cinéastes africains, invités au festival annuel genevois Black Movie, ont tenu à partager leurs idées sur le dynamisme du cinéma africain et la protection du droit d’auteur.
Le cinéma au delà de son rôle de passerelle entre les cultures est également un outil de développement considérable en tant que source de création d’emploi et générateur de plus-value selon Cheikh Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de la Culture et de l’Education du Mali.
Toutefois, selon lui, la piraterie dont il est victime à travers plusieurs de ses films constitue une aliénation de son droit à la protection de sa création. Il a donné l’exemple d’un de ses films titré « Guimba» qui a été diffusé par une grande chaine de télévision satellitaire sud- africaine sans autorisation préalable de sa part. En guise de rétrocession de droit, ladite chaine a consenti à lui accorder après diffusion un montant « dérisoire » selon M. Sissoko.
Le cinéaste Idriss Ouédrago, également scénariste et producteur au Burkina Faso, quant à lui, a souligné le déficit technique des structures nationales chargées de la protection des droits d’auteur dans les pays africains.
Selon lui, une professionnalisation plus poussée de ces structures aurait aidé à lutter plus efficacement contre la piraterie. A ce niveau, il a interpellé aussi bien l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle que l’Organisation Mondiale du Commerce à œuvrer dans le but d’aider ces bureaux ou organes nationaux à mieux lutter contre la piraterie. Il a préconisé une harmonisation du marché cinématographique ouest-africain gage d’un développement considérable et substantiel de la production et de la diffusion à large échelle.
L’essor du marché des VCD/DVD, combiné à la réduction du parc des salles de cinéma en Afrique de l’ouest favorise une piraterie à grande échelle selon le cinéaste burkinabé.
Par conséquent, il a vivement recommandé à la fois une protection et une promotion de la compréhension du droit d’auteur et des droits connexes.
Au plan international, la mise sur pied “d’un modèle de licence pour permettre à des réalisateurs de films africains et l’industrie de production de film Africain de contrôler le rendement de leurs investissements” est nécessaire, d’après M. Ouédrago.
L’accès au marché audiovisuel européen est en outre, selon M.Ouédrago, un moyen de promotion du cinéma africain. Le degré de respect du copyright en Europe, combiné avec les royalties versés par les chaines européennes au titre des droits de diffusion sont autant d’atouts pour donner un coup de pouce à la production cinématographique africaine, a ajouté M. Ouédrago.
Il s’avère également, que cet événement a été financé par la FIAPF qui regroupe 26 associations de producteurs de films issues de 23 pays à majorité occidentale.
Avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie.
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A recent US court decision introduces entirely new questions about the balance between a transformative work and a copyright infringement. It also places the responsibility of balancing the public interest in freedom of expression against the interests of rights holders squarely in the hands of the court, writes Leslee Friedman.
Brazil is actively engaged in a cutting-edge debate over reform of its copyright law, involving issues such as the abuse of copyright holders and constructive exceptions in the law (like copying for education and/or transformative purposes and authorisation to copy by libraries and museums to preserve their works). But the government needs to hear from all interested parties – especially the artists – and avoid letting the debate transform into a political-ideological discussion, writes Brazilian lawyer Manuela Correia Botelho Colombo.

